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  • Rachel Hemes

5 Perles pour nos vies




Aujourd’hui, nous allons nous plonger dans les 5 regrets des personnes en fin de vie,

non pas pour nous démoraliser, mais parce qu’il s’y trouve des perles pour nous. Je me base pour ce post sur le livre de Bronnie Ware*.


Bronnie a travaillé plusieurs années comme accompagnante de personnes en fin de vie et dans son bouquin elle raconte son expérience et les regrets qui revenaient le plus fréquemment. C’est très enrichissant car bien que nous soyons tous différents et avec des parcours de vie unique, nous sommes aussi semblables en bien des points. Ce livre retrace ces similitudes que nous partageons tous en tant qu’être humain.


Je pense aussi que considérer sa vie en ayant la fin en tête, c’est-à-dire que notre existence sur terre aura une fin, c’est remettre ce qui est important dans le bon ordre.


Ainsi considérer ces regrets est une chance, ça nous permet de pouvoir agir aujourd’hui afin de ne pas les regretter nous aussi demain

Sans plus attendre, les voici :

1) J’aurai aimé avoir eu le courage de vivre la vie que je voulais vraiment

2) J’aurai aimé avoir travaillé moins dur

3) J’aurai aimé avoir eu le courage d’exprimer mes sentiments

4) J’aurai aimé avoir gardé le contact avec mes amis

5) J’aurai aimé m’être donné la permission d’être davantage heureux


Après ce rapide aperçu, nous allons reprendre chacun de ses regrets et voir ce que nous pouvons en garder pour nos vies.


Regret numéro un : j’aurai aimé avoir eu le courage de vivre la vie que je voulais vraiment.


C’est-à-dire fidèle à moi-même, pas celle que les autres attendaient de moi.


Au contraire de Grace, comme le raconte Bronnie, qui a gardé les apparences et vécu de la manière dont les autres s’attendaient qu’elle le fasse, et réalisant seulement dans ses derniers jours que ce choix était le sien et qu’il était basé sur la peur.


Ce regret est le plus commun de tous. C’est aussi celui qui apporte le plus de frustration comme la personne en prend conscience trop tard.


Je le vois comme prendre ses décisions en fonction de ce qui est important pour nous, nos valeurs, ce qui vibre au fond de nous. Bien sûr que l’on tient compte des autres également, il ne s’agit pas ici de faire cavalier seul sans considérer notre conjoint ou nos enfants si on en a. Mais plutôt comme un rappel de se demander : là, quand je prends ce choix est-ce que je suis en train de suivre simplement la voie toute tracée, celle qui est attendue de moi de par mon éducation ou par la société, ou est-ce que je choisis parce que cela me parle vraiment, parce que je sens que c’est là qu’est ma place ?


C’est une question que je me suis posée notamment lorsque j’ai décidé d’arrêter de travailler en dehors de notre foyer pour m’occuper de nos enfants à plein temps. Est-ce que je suivais simplement le modèle de ma propre mère ? Est-ce que j’allais écouter la peur qui me murmurait en écho avec mes collègues de l’époque que je n’allais plus retrouver de travail ensuite ? Où était ma motivation profonde dans ce choix d’arrêter ou de continuer ?


C’est sans doute un choix qui se présente tout au long de notre vie : est-ce que je vis en fonction des autres par peur de leur regard et leur jugement ou en fonction de ce qui vibre au fond de moi et que je peux offrir autour de moi ?


Vivons notre vie en accord avec ce qui est vraiment important pour nous, au fond de nous.

Regret numéro deux : J’aurai aimé avoir travaillé moins dur.


Comme l’a dit John à Bronnie : « La recherche du toujours plus et le besoin d'être reconnu à travers nos réalisations et nos biens, peuvent nous empêcher de profiter des vraies choses, comme le temps passé avec ceux que nous aimons, le temps passé à faire ce que nous aimons, et l'équilibre. Tout est probablement une question d'équilibre, vraiment. »


C’est génial d’aimer notre travail, d’y trouver de l’accomplissement et d’y donner le meilleur de nous-même. Mais rappelons-nous que ce n’est qu’une partie de notre vie. Assurons-nous de donner aussi du temps de qualité à ceux qui sont précieux et importants dans nos vies, ceux qui nous aident à persévérer, à grandir, qui nous aiment et qui comptent sur nous. Je pense évidemment en premier lieu à notre conjoint ou compagnon et à nos enfants.


A la fin ce qui compte bien plus que le statut social, c’est l’amour, ce sont les relations que nous avons chéries et entretenues, le temps que nous leur avons accordé, le bonheur partagé et ce que nous leur avons apporté.


Veillons à l’équilibre dans notre vie entre le travail et la famille : où est-ce que je me situe en ce moment ?

Regret numéro trois : J’aurai aimé avoir eu le courage d’exprimer mes sentiments.


Malgré la peur, être ouvert et honnête, et partager nos sentiments à autrui. Bien sûr cela nous fait peur car c’est nous montrer vulnérable et on redoute le rejet, la souffrance.


Mais en gardant nos sentiments pour nous, nous construisons des murs autour de nous qui apportent de la souffrance aussi, car nous empêchons les autres de nous connaître vraiment. Et l’on peut ainsi se sentir bien seul à l’intérieur de nos murs.


Osons dire aux personnes qui nous sont chères que nous les aimons, que nous les apprécions. C’est se donner la possibilité d’être rejoint, d’être connu. Osons être vrai et demander de l’aide aussi lorsque nous en avons besoin. Ce qui implique aussi le courage d’accepter de recevoir, qui peut parfois être plus difficile pour certains que de donner.


Cela commence par de l’honnêteté envers soi, une clarté intérieure sur ce qui est en train de nous habiter, oser regarder nos émotions en face, puis le courage de les exprimer.


Est-ce que j’ai l’habitude de prendre en considération mes émotions ? Est-ce que j’exprime mon attachement à ceux que j’aime et qui me sont chers ?

Regret numéro quatre : J’aurai aimé avoir gardé le contact avec mes amis


Garder et nourrir les relations précieuses dans nos vies, les relations où nous vivons de l’acceptation et de la compréhension.


Parfois on peut être pris dans notre quotidien, par les études, le travail, nos enfants, et nous oublions de nourrir les relations d’amitié. C’est aussi un domaine de nos vies qui est important pour notre équilibre. Passer du temps avec des amis pour nous rappeler que nous ne sommes pas qu’une maman, un papa, un employé, une entrepreneure.


Les bonnes amitiés nous stimulent, nous font du bien, nous permettent d’être acceptés et aimés tels que nous sommes, et elles peuvent perdurer au-delà du moment où nos enfants quittent la maison ou de la retraite.


Ce n’est pas seulement rester en contact avec nos amis, mais nous donner le cadeau de leur compagnie.


Je pense que c’est un aspect important mais non-urgent. Et je pense que ça explique en partie pourquoi nous oublions d’y consacrer du temps, on se dit qu’on le fera plus tard, la semaine prochaine, le mois prochain… que ça peut attendre. Et dans un sens, c’est le cas, et en même temps c’est aussi pour nous, pour notre bien-être, pour notre équilibre maintenant que c’est important. Pas seulement quand on aura plus de temps… Et d’ailleurs, aura-t-on vraiment plus de temps plus tard ? ;)


Un autre frein d’après moi c’est le peu d’énergie. Nous donnons beaucoup à notre travail, à notre famille, et après on n’en peut juste plus, et l’idée de passer du temps avec quelqu’un – même si c’est une amie – c’est déjà trop ! Et clairement il y a des périodes de vie où c’est plus difficile. Alors, je n'ai pas de recette miracle, par contre c’est l’occasion d’être créative et de trouver des moments, des manières pour se rencontrer, même si c’est juste pour une heure de temps : un peu vaut mieux que rien du tout !


Gardons le contact avec nos amis et passons du temps avec eux : est-ce que je nourris et passe du temps régulièrement avec mes amis ?

Regret numéro cinq : J’aurai aimé m’être donné la permission d’être davantage heureux


C’est la liberté de choisir où nous mettons notre focus : sur ce qui ne va pas, ce qui manque, ce qui est dur dans nos vies ou sur les bénédictions qui sont là et apprécier le moment que nous vivons.


Chaque jour est un cadeau et ce qui nous empêche de le voir c’est, entre autre, cette mentalité du « tout m’est dû ».


Se donner la permission d’être davantage heureuse est en lien étroit avec la gratitude, cette habitude, cette vertu qui nous permet d’apprécier là où nous en sommes maintenant, au lieu d’attendre sur une circonstance extérieure comme : je serai heureux quand j’aurai trouvé quelqu’un, quand j’aurai des enfants, quand j’aurai atteint ce poste à responsabilité, quand je gagnerai tant d’argent, quand j’aurai résolu ce problème…


Si vous avez envie d’aller plus loin sur ce sujet de la gratitude, je vous suggère de lire ou d'écouter l’épisode « Un boost pour votre bonheur ».


Est-ce que j’arrive apprécier le moment présent, tel qu’il est, ou est-ce que je suis à la poursuite du bonheur plus tard ?

Voici encore une fois ce à quoi prêter attention :

1) Vivons notre vie en accord avec ce qui est vraiment important pour nous, au fond de nous

2) Veillons à l’équilibre dans notre vie entre le travail et la famille

3) Ayons le courage de regarder nos sentiments en face et de les exprimer

4) Gardons le contact avec nos amis et passons du temps avec eux

5) Donnons-nous la permission d’être heureuse maintenant en considérant les cadeaux que nous avons déjà



Voilà, je profite aussi de vous dire que si vous souhaitez recevoir deux fois par mois un condensé d’inspiration et d’encouragement, vous pouvez vous inscrire gratuitement à l’Etincelle !


 

* La références du livre, pour celles et ceux que ça intéressent de creuser plus loin :

Top Five Regrets of the Dying: A Life Transformed by the Dearly Departing (en français Les 5 regrets des personnes en fin de vie), de Bronnie Ware.


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