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  • Rachel Hemes

Et si on commençait par la fin ?

Dernière mise à jour : 10 juin




Pourquoi est-ce important de se demander où nous voulons aller ? Et comment le faire ?


Et bien on peut se demander ce qu’il se passerait si on ne le faisait pas ?


Je pense qu'il y a alors bien des chances pour que l'on vive et qu’on agisse en pilote automatique : on m’a appris comme ça, on attend ça de moi ou je pense qu’on attend ça de moi, c’est comme ça que tout le monde fait … donc c'est ça que je fais !


Cela me fait penser à deux des regrets des personnes en fin de vie relatés par Bronnie Ware*.


Le premier regret : « J’aurais dû avoir le courage de vivre ma vie au lieu de celle des autres. »

C’est le regret le plus commun que Bronnie Ware ait entendu : ce sont les projets, les rêves, les aspirations qui n’ont pas été réalisés… A la place, ces personnes avaient suivis ce qu'on attendait d'elles, avaient fait comme les autres, s'étaient soumises aux rêves, aux aspirations de quelqu'un d'autre, pour finir par le regretter à la fin de leur vie.


Le deuxième regret : « J’aurais dû moins travailler et passer du temps avec ceux que j’aime. »

A la fin de leur vie, ces personnes réalisaient la valeur immense des personnes chères à leur coeur, l'importance qu'elles avaient eue dans leur existence et que bien souvent ces relations étaient passées en second plan par rapport au travail. D'où ce regret de ne pas avoir passé plus de temps de qualité avec les gens qui comptaient pour eux : conjoint, enfants, famille, amis... à l'heure où il était trop tard pour changer la donne.


En vivant en mode pilote automatique, en suivant le flot de la vie, des attentes de la société, des attentes des autres, on risque bien de se retrouver avec ces mêmes regrets…

Comme le dit Stephen Covey* : « Il est très facile de se laisser prendre au piège d’une activité, de ce que propose la vie, et de travailler de plus en plus pour gravir les échelons de la réussite, pour finalement découvrir que l’échelle ne s’appuie pas sur le bon mur. »


Alors, si ce tableau ne vous inspire pas, et que vous n’avez pas envie de vous retrouver en haut d’un mur et de réaliser que ce n’était pas le bon : que pouvons-nous faire ?


Un bon exercice suggéré par S. Covey, c’est de commencer par la fin, et pour cela d’imaginer votre service funèbre !

Oui, vous avez bien lu, vous allez imaginer votre service funèbre : Vous êtes donc décédé.e, la cérémonie en votre mémoire est en train de se dérouler… Vous avancez au milieu des rangs, il y a plein de personnes rassemblées là, des personnes que vous connaissez, vous les voyez…


Et puis voilà que votre conjoint vient prendre la parole devant : que dit-il de vous ?

Puis vos enfants : que racontent-ils ? Un ami le fait à son tour : qu’évoque-t-il de vous ? Et enfin un collègue de travail prend la parole : que dit-il ?


En prenant le temps de faire cet exercice sérieusement, en écrivant ce que ces différentes personnes racontent de vous, vous allez mettre au jour vos valeurs les plus importantes, vos valeurs fondamentales, qui sont au cœur de votre vie.

Ces valeurs c’est ce qui est véritablement important pour vous, ce qui compte vraiment pour vous. C’est là où vous voulez aller, et le connaître permet de voir où vous en êtes aujourd’hui et de vous assurer que vous êtes en train d’aller dans la bonne direction.


En revenant à nos réponses de l’exercice, on peut se demander : sommes-nous aujourd’hui la personne que nous voudrions être ?

Puis en constatant l’écart entre le nous de maintenant et celui que nous souhaitons être, nous pouvons nous mettre en marche aujourd’hui, afin de le diminuer.


Par exemple, si j’ai envie qu’on dise de moi que j’étais une personne attentionnée, alors je dois commencer à le pratiquer aujourd’hui : être attentionnée aujourd’hui envers mon conjoint, mes enfants, les gens que je croise… pour que l’on puisse dire ça de moi demain ou dans plus longtemps ;)


Mettre le doigt sur ce qui est important pour nous, nous aide à nous mettre en route, à vivre notre vie et non pas celle des autres.

Ça nous aide à choisir en fonction de ce qui compte le plus pour nous, et non en fonction des attentes ou des idées des autres.


Cela nous permet aussi de réajuster la place que prend notre travail afin de ne pas passer à côté des personnes importantes et précieuses dans nos vies.

Je cite encore Covey : « Comme nos vies seraient différentes si nous savions ce qui nous tient à cœur et si, cette image en tête, nous nous attachions à être et à faire ce qu’il nous importe vraiment d’être ou de faire. »


En conclusion on a vu qu’en commençant par la fin, en imaginant nos obsèques et ce que les gens que nous aimons disent de nous, nous mettons le doigt sur ce qui est le plus important pour nous. Nous détaillons où nous voulons aller.


Nous pouvons ainsi commencer à le vivre maintenant, tout en nous assurant que l’échelle que nous gravissons est appuyée sur le bon mur.


Alors, qu’est-ce qui est le plus important pour vous ?

 

J’aurai plaisir de lire vos retours, si vous le souhaitez, par des commentaires ou en me contactant et je vous retrouve tout bientôt pour un prochain post.


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* Bronnie Ware, Les 5 regrets des personnes en fin de vie.

* Stephen Covey, Les 7 habitudes de ceux qui réalisent tout ce qu’ils entreprennent.