Rechercher
  • Rachel Hemes

5 Outils pour faire face à l'inquiétude et retrouver la sérénité




Je m’inquiète facilement et j’ai dû apprendre – d’ailleurs j’apprends encore – à y faire face, c'est pour ça que j'avais envie de partager avec vous 5 outils qui m'aident à retrouver la sérénité.


Tout d'abord j’aimerais dire que s’inquiéter est humain, et je pense que la plupart d’entre nous nous sommes inquiétés une fois ou l’autre même si ça ne sera pas pour les mêmes sujets, ni avec la même intensité ou la même fréquence.


Quelques-uns d’entre nous semble plus prompts à l’inquiétude que d’autres et cela peut impacter notre quotidien de manière négative.


Selon Dale Carnegie* qui a beaucoup étudié cette question de l’inquiétude nous la payons par un prix très cher sur notre santé.

Je l’avais déjà évoqué dans le post sur le stress: notre mental a un impact sur notre corps et donc sur notre santé. Nos pensées ne sont pas anodines et si elles sont souvent à propos d’inquiétudes diverses et variées, notre corps va en souffrir également.


Je me vois encore lorsqu’adolescente j’ai soudainement réalisé que mes maux de ventre et problèmes digestifs étaient en lien direct avec ma tension et mes inquiétudes avant un test !

La liste des effets secondaires indésirables de l’inquiétude sur notre corps est longue… et certainement que vous en connaissez déjà certains !


Ceci dit je pense aussi qu’adopter l’extrême inverse qui serait de ne jamais s’inquiéter de rien, vivre de manière totalement insouciante, peut potentiellement manquer de sagesse, d’anticipation et de discernement ; à l’image d’un enfant qui n’a pas encore conscience de ses limites ou du monde qui l’entoure.


Ainsi je pense qu’il s’agit plus de transformer l’inquiétude, l’utiliser en action, plutôt que de chercher à l’éradiquer totalement de nos vies.

Et c’est là où cela peut devenir compliqué, car l’inquiétude peut concerner quelque chose qui est dans notre sphère d’influence ou pas.



Lorsque l’inquiétude a un objet précis,

dans notre cercle d’influence direct, nous pouvons alors agir et bien souvent l’inquiétude disparaît.


Par exemple, si je m’inquiète d’avoir toutes nos affaires et de ne rien oublier pour nos vacances, je vais me mettre en action: je vais commencer par faire une liste pour m’assurer de penser à tout, puis cocher au fur et à mesure que je mets les choses dans la valise.


Dans ce cas l’inquiétude est un moteur direct à l’action qui me permet d’anticiper, de me préparer à ce qui va venir et c’est clairement utile !

Ou un autre exemple, si je m’inquiète d’une prise de parole que je vais faire en public, personnellement cela va me pousser à préparer mon texte, et à le répéter plusieurs fois afin de me sentir prête.


Selon moi, cette sorte d’inquiétude qui pousse à anticiper ne pose pas de problème en soi, elle est même un atout pour se préparer.


Là où cela peut coincer c’est si nous n'en faisons rien, si nous nous inquiétons et que nous ne nous mettons pas en action pour des éléments qui sont pourtant dans notre sphère d’influence.

Si vous vous reconnaissez, sachez que passer à l’action va vraiment vous aider à diminuer la charge d’inquiétude. Si ce n’est rien que de déterminer dans votre agenda le moment où vous allez vous en occuper si vous ne pouvez pas le faire tout de suite.



Une autre sorte d’inquiétude peut toucher tout ce qui est hors de notre sphère d’influence,

c’est-à-dire : ce que les autres pensent, disent, font ; les épidémies, les guerres ; la météo ; la mort ; la maladie ; le passé ; l’avenir, etc.


C’est ici que l’inquiétude a selon moi tout loisir de s’alimenter et de s’installer car nous ne pouvons pas de prime abord nous mettre en action. Ces thèmes nous dépassent complètement, se trouvent hors de notre contrôle et nous mettent en position d’impuissance.



Je vais maintenant vous proposer 5 outils

que j’ai déjà testé et qui aident face aux inquiétudes envahissantes.


1er outil

C’est un exercice tout simple, proposé par Dale Carnegie*.


Il s’agit d’écrire ce qui nous inquiète.

Puis de nous demander : Qu'est-ce que je peux faire ? Et écrire tout ce que nous pouvons faire à ce sujet.

Ensuite nous pouvons décider quelle(s) solution(s) nous choisissons.

Puis celle que nous allons mettre en œuvre tout de suite.


Je vous dis d’écrire et ce n’est pas anodin. Le fait même d’écrire, de poser sur le papier ce qui vous préoccupe, de pouvoir prendre de la distance avec vos inquiétudes qui seront traduites en mot devant vous, va vous aider à pouvoir en faire quelque chose.


Lorsque nos inquiétudes restent et tourbillonnent dans nos têtes bien souvent nous n’en faisons pas grand-chose si ce n’est les ressasser encore et encore.


Cela demande un effort de prendre un papier ou un cahier et un stylo et de se mettre à écrire. Je le sais car malgré le fait que j’écrive régulièrement, je ne pense pas toujours immédiatement à m’en servir lorsque je commence à m’inquiéter pour quelque chose…


Et pourtant, l’effort est largement récompensé ! Je l’ai encore expérimenté dernièrement. Je vous encourage vivement à le faire et à ne pas croire que simplement le penser dans votre tête va suffire.


Cet exercice peut se faire à tout moment, et même sur un bout de papier volant.


Pour qu’il soit utile et efficace, n’attendez pas d’avoir le temps, prenez le temps de le faire.


2e outil

Une autre manière de mettre des mots sur ce qui nous inquiète et de nous préparer à l’action, pour celles d’entre vous qui êtes croyantes, c’est bien sûr la prière.


Et pour ne pas nous égarer dans nos pensées, nous pouvons la faire à haute voix ou alors par écrit également.

En fait écrire ou prier et écrire, ce sont déjà des mises en action. Au lieu de rester dans nos têtes avec nos pensées inquiètes en boucle on initie déjà un autre mouvement, et c’est ce premier pas qui va nous permettre de pouvoir en faire quelque chose de plus.



3e outil

C’est un exercice qui permet de passer au travers de l’inquiétude pour pouvoir à nouveau réfléchir et qui est inspiré des 3 étapes de Willis Carrier relatée par Dale Carnegie* :


1ère étape : Vous demandez : Quel est le pire qui puisse arriver ?


Se demander le pire qui puisse arriver nous permet de regarder ce qui nous fait peur droit dans les yeux, au lieu que cela reste flou et confus dans notre tête.

Nous pouvons donc écrire ce pire, puis évaluer notre inquiétude sur une échelle de 0 à 10 (0 étant "Je ne suis pas du tout inquiète" et 10 étant "Je suis très très inquiète").


2e étape : Accepter le pire.


3e étape : Réfléchir à comment améliorer le pire que vous avez déjà accepté mentalement.

Nous pouvons alors élaborer des solutions, "Ok si cela arrive, voici ce que je ferai A, B, C, … "


Une fois ceci fait, nous pouvons aussi imaginer des autres possibles : Mis à part ce scénario catastrophe du pire, qu’est-ce qu’il pourrait se passer d’autre ?


On peut ensuite évaluer le pourcentage de risque ou de chance que cela arrive pour chaque scénario : à 90% ? Ou seulement 5 % ?


Et finalement se poser la question à la fin de ce processus : comment est-ce que je me sens maintenant vis-à-vis de cette inquiétude sur une échelle de 0 à 10 ?


Tout ceci nous permet de prendre de la distance, de relativiser notre inquiétude et de nous préparer le cas échéant.


4e outil

Pour nous permettre de prendre la distance avec nos inquiétudes, nous pouvons aussi compter nos bénédictions plutôt que nos problèmes.


Notre tendance naturelle est plutôt de nous concentrer sur ce qui nous manque plutôt que sur ce que nous avons déjà. D’ailleurs, je reviendrai sûrement sur ce sujet de la gratitude car elle a de multiples impacts positifs dans nos vies.


Pour l’instant, disons simplement que pour nous aider à moins nous inquiéter :

prenons conscience chaque jour des bénédictions de nos vies !


5e outil

Respirer consciemment. Calmement. Apprendre à le faire par le nez et le ventre.


Nous concentrer sur notre respiration, l’air qui entre par notre nez, notre ventre qui se gonfle. Puis sentir notre ventre se dégonfler et l’air chaud sortir par nos narines.


C’est un bon exercice pour revenir à notre corps et quitter un moment nos boucles de pensées négatives.

Cela nous permet aussi de faire ce fameux pas de côté et nous mettre en position d’observatrice de ce qui est en train d’habiter nos pensées, et nous pouvons ensuite choisir ce que nous voulons faire : continuer ainsi ou utiliser un des outils que nous venons de voir ensemble ?



Quel outil allez-vous essayer la prochaine fois que vous vous inquiéterez ?
 

J’aurai plaisir de lire vos retours, si vous le souhaitez, par des commentaires ou en me contactant et je vous retrouve bientôt pour un prochain post.


Vous souhaitez être informée de la publication de mon prochain article ? Inscrivez-vous ici.


*Comment dominer le stress et les soucis, par Dale Carnegie