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  • Rachel Hemes

Avez-vous une mentalité fixe ou de croissance ?

Dernière mise à jour : 10 juin




Selon Carol Dweck, une chercheuse américaine et professeur renommée à l’université de Stanford, nous pouvons soit adopter un état d’esprit fixe soit un état d’esprit de croissance.


Nous allons explorer ce que ces deux mentalités représentent, quelles sont leurs conséquences pour nous et ce que nous pouvons faire pour modifier notre mentalité si celle que nous avons adoptée automatiquement ne nous convient pas.


Commençons par l’état d’esprit fixe

Selon Carol Dweck c’est croire que le talent est inné, déterminé à notre naissance par un certain degré d’intelligence, de capacité, que l’on n’y peut rien, c’est génétique et c’est fixe. Pour ces personnes il y a ceux qui sont intelligents et les autres, ceux qui sont talentueux et les autres.


Quelles sont les conséquences de cet état d’esprit ?

Eh bien, il semble que cette manière de penser nous conduit à essayer peu de choses, de peur de paraître stupide ou comme ayant reçu peu au départ. Les relations sociales peuvent également être plus compliquées comme on a la pensée que les gens ne peuvent pas changer. De même on peut avoir plus de peine à recevoir et intégrer des messages positifs sur nous-même.


Dans l’état d’esprit de croissance

Rien n’est joué d’avance, oui nous sommes différents et nous avons des bagages différents, cependant nous sommes également tous capables d’apprendre, de nous entraîner, de persévérer, et de développer nos talents grâce à nos efforts.


Est-ce que cela veut dire que nous pouvons tous être des Einstein ou des Beethoven à force de motivation et d’efforts ? Non, nous dit Carol Dweck, mais les personnes avec une mentalité de croissance croient qu'il est impossible de prévoir ce qui peut être accompli avec des années de passion, de labeur et d'entraînement.


Ces personnes pensent que leurs talents relèvent plus de leurs efforts que de leur héritage génétique.

Elles sont ainsi plus portées à oser des projets, à relever des défis, à être résilientes face aux difficultés - car les échecs sont considérés comme une possibilité d’apprentissage, elles ont tendance à avoir une meilleure estime d’elles-mêmes – sans se sentir menacées ou en compétition face aux autres, elles manifestent une plus forte créativité, ainsi qu’un comportement plus sociable et une manière de résoudre les conflits interpersonnels de manière plus positive.


Ainsi, l’état d’esprit que nous avons génère une profonde différence dans la façon dont nous vivons notre vie et ce que nous en faisons.


Quel est votre état d’esprit ?

Pour le savoir, je vous propose un mini-quizz :


1) Comment considérez-vous l’effort ?

a. Comme une mauvaise chose, devoir fournir des efforts est la preuve que vous n’êtes pas intelligent.e ou doué.e pour cela.

b. Comme une bonne chose car c’est l’effort qui vous rend intelligent.e ou doué.e.


2) Qu’est-ce que c’est pour vous un échec ?

a. Un revers : c’est-à-dire recevoir une mauvaise note, perdre un match, être licencié, se faire rejeter ; ce qui signifie que vous n’êtes ni intelligent.e ni doué.e, et vous avez tendance à abandonner. C’est une mauvaise chose.

b. Ne pas grandir : c’est-à-dire ne pas atteindre ce à quoi vous accordez de la valeur, ne pas réaliser votre potentiel. Vous le voyez comme une opportunité d’apprentissage, cela vous pousse à persévérer. C’est une bonne chose.


Si à ces deux questions vous avez répondu a) alors vous êtes dans un état d’esprit fixe.

Si vous avez répondu b) vous êtes dans un état d’esprit de croissance.


C’est important d’être conscient.e que notre société valorise l’accomplissement naturel et sans effort plutôt que l’accomplissement par l’effort.

Et cette vision est présente partout… Selon Malcolm Gladwell, auteur et écrivain « C'est comme si Michael Jordan sortait de l'utérus en dribblant et Picasso en train de gribouiller. Cela image parfaitement l'état d'esprit fixe. »


Est-ce aussi la manière que vous avez de voir les génies, les stars, de notre société, comme des personnes ayant des capacités uniquement innées ou êtes-vous capables de voir qu’elles ont travaillés dur et longtemps pour être là où elles sont ?


Les personnes avec un état d’esprit de croissance savent qu’il faut du temps pour que le potentiel s’épanouisse. C’est valable pour eux-mêmes et aussi pour les personnes qui les entourent.


Elles apprécient également ce qu’elles font, quel que soit le résultat.


Ceci implique que selon votre état d'esprit, vous aurez des objectifs très différents.

Pour le groupe à mentalité fixe, l'objectif est de bien paraître.

Alors que pour le groupe à mentalité de croissance, l'objectif est d’apprendre.


Nous avons le choix. Ces mentalités ne sont que des croyances, puissantes certes, mais que nous pouvons changer dans notre esprit !

Par exemple, lorsque je fais mes pubs pour mon activité et que je récolte peu de résultats, est-ce que cela veut dire que je suis nulle et que je dois abandonner ?

Ou bien est-ce que cela veut dire que je n’ai pas encore trouvé les bonnes stratégies et que je peux continuer à chercher ?

Personnellement, cette 2e option me paraît bien plus porteuse vers l’avenir.


On peut aussi faire le lien avec nos enfants et leurs résultats à l’école.

Est-ce qu’ils pensent, et nous pensons, que leurs notes est une représentation de leur intelligence ?

Cet enfant fait des bonnes notes, sans effort en plus, il est vraiment très intelligent.

Cet enfant-là ne fait pas de supers notes, il doit même fournir pas mal d’efforts, c’est malheureux mais ce n’est pas de sa faute ma fois il n’est pas très intelligent.


Ou bien pour ce 2e enfant : est-ce que cela veut dire qu’il n’a simplement pas encore trouvé les bonnes stratégies pour apprendre sa matière ? Qu’il ne l’a pas encore assimilée, comprise et qu’il a besoin d’encore un peu de temps et d’effort pour le faire ?


Une autre manière de saisir notre état d’esprit c’est d’observer notre attitude face au succès :

Face à un bon résultat de mon enfant : est-ce que je le félicite pour le résultat en tant que tel ou pour les efforts qu’il a fournis, la stratégie d’apprentissage qu’il a utilisée, pour y arriver ?


Je vous livre encore une réflexion de John Gardner :

Nous payons un lourd tribut à notre peur de l'échec. C'est un puissant obstacle à la croissance. Il empêche l'exploration et l'expérimentation. Il n'y a pas d'apprentissage sans quelques difficultés et tâtonnements. Si vous voulez continuer à apprendre, vous devez continuer à risquer l'échec – toute votre vie.

Qu’en est-il de vous ? Est-ce que vous voulez continuez à apprendre ?

Dans ce cas, acceptez l’échec comme faisant partie du processus !


Avez-vous pu déterminer dans quel état d’esprit vous êtes ?

Et est-ce que cela vous convient ?


Si oui, génial !

Si non, sachez que vous pouvez le modifier. En commençant par challenger vos croyances sur vous-mêmes là où vous pensez être « mauvais.e » : et si vous essayiez justement lorsque cela paraît difficile ? Lorsque ça vous demande un effort ? Lorsque vous pensez ne pas être doué.e pour ça ?


Sachez également que ça peut faire l’objet d’un coaching, afin d’être accompagné.e dans ce processus de changement. Vous pouvez sans autre me contacter pour que l’on puisse en discuter.

 

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