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  • Photo du rédacteurRachel Hemes

J'ai pas le choix !

Dernière mise à jour : 19 janv.




Vous le savez déjà,

de nos jours, il y a bien plus d’activités et d’opportunités que nous n’avons de temps et de ressources à notre disposition.


Il est donc essentiel pour nous d’apprendre à discerner

les quelques éléments cruciaux, de tout le reste qui est insignifiant. C’est en somme se demander non pas comment je peux faire plus de choses, plus d’activités, mais bien plutôt : est-ce que j’investis du temps dans les bonnes activités ?


Greg McKeown *, auteur et conférencier, nous parle de ce cadre motivé, hyperactif, qui essayait de tout apprendre et de tout faire, et qui semblait trouver une nouvelle passion chaque jour. Pour cet homme, tout était important. En conséquence, il progressait d'un millimètre dans un million de directions. Il était tout à la fois surchargé de travail et en même temps sous-utilisé. Surchargé de ces millions de directions prises, sous-utilisé car la grande majorité de ces directions n’étaient pas cruciales, n’étaient pas pile dans ce qu’il savait faire de mieux, ni là où il apportait la plus grande contribution.


Cette personne avait en fait perdu sa capacité à discerner les quelques éléments cruciaux des nombreux éléments insignifiants.


En nous dispersant ainsi dans des millions directions différentes,

nous n’avançons que très peu, notre impact est très limité. Tandis que si nous ciblons un nombre limité de directions, quelques-unes seulement, on peut avancer beaucoup plus et notre impact sera plus grand.


A contre-courant du « Toujours plus », c’est le principe du « Moins mais Mieux ».

Ces dernières décennies, nous avons vécu une augmentation exponentielle des choix

à notre portée. Les choix en termes de formation, d’alimentation, de produits, d’expériences, de destinations de vacances, de méthode de travail, etc.


Nous sommes face à une multitude de choix.

Et au milieu de tout ça, c’est comme si nous avions perdu de vue les choix importants.


Cette multitude de choix a en fait dépassé notre capacité à le gérer.

On en arrive à ce que les psychologues ont appelé de la « fatigue décisionnelle » qui est une saturation mentale.


Cette fatigue décisionnelle intervient à force de prendre des décisions au fil de notre journée. Ce qui peut nous amener ensuite à faire des choix par défaut ou à céder à la tentation plus facilement : pensez aux bonbons qui se trouvent à la caisse une fois que vous avez dû effectuer plein de choix lors de vos commissions.


Et non seulement le nombre de choix a augmenté mais la pression sociale également,

au travers de notre hyper-connectivité qui nous donne accès à des informations et à des opinions sans fin sur internet. A l’image du fil Instagram, ou d’autres réseaux sociaux, que nous pouvons scroller à l’infini.


Toutes ces possibilités à notre portée, toutes ces informations et ces opinions viennent nourrir le mythe que nous pouvons tout avoir et tout faire, mythe qui n'est pas nouveau d’ailleurs. De nos jours, il a pour conséquence que des personnes stressées essaient de caser encore plus d'activités dans leur vie déjà surchargée.


Lorsque nous essayons de tout faire et de tout avoir, nous nous retrouvons à faire des compromis que nous n'accepterions jamais comme stratégie intentionnelle.

Lorsque nous ne choisissons pas délibérément où concentrer notre énergie et notre temps, d'autres personnes - nos patrons, nos collègues, nos clients et même nos familles - choisiront pour nous, et en peu de temps nous aurons perdu de vue tout ce qui est significatif et important.


Dis autrement : nous pouvons soit faire nos choix délibérément, soit laisser les agendas d'autres personnes contrôler nos vies.


Comme nous le dit Greg McKeown :

« Si vous ne mettez pas de priorités dans votre vie, quelqu'un d'autre le fera à votre place. »

Le choix est une action.

C’est quelque chose que nous faisons. Nous ne contrôlons pas les différentes options qui peuvent se présenter à nous, mais nous avons toujours le contrôle sur comment nous choisissons parmi elles.


Cela me rappelle les paroles de Viktor Frankl *, psychothérapeute, psychiatre et écrivain autrichien qui a vécu dans les conditions inhumaines des camps de concentration pendant la deuxième guerre mondiale : « Nous qui avons vécu dans un camp de concentration, nous nous souvenons de ces hommes qui parcouraient les baraques en réconfortant les autres, en donnant leur dernier morceau de pain. Ils étaient peut-être peu nombreux, mais ils démontrent à eux seuls que l'on peut tout enlever à un homme, sauf une chose : la dernière des libertés humaines, celle de choisir son attitude dans n'importe quelle circonstance, celle de choisir sa propre voie. »


Les options, les choses, peuvent nous être enlevées. Tandis que notre capacité fondamentale de choisir, notre libre arbitre, ne peut pas nous être ôté.


Greg McKeown nous dit :

« Notre capacité de choisir ne peut pas nous être enlevée ou même donnée, elle peut seulement être oubliée. »

En effet, il peut arriver que nous oubliions notre capacité à choisir.

Cela s’appelle l’impuissance apprise. Ce concept d'impuissance apprise a été proposée par Martin Seligman, professeur de psychologie expérimentale. Il s’agit d’un sentiment d'impuissance provoqué par le fait d'être exposé, de façon durable ou répétée, dans des situations sur lesquelles nous ne pouvons agir et auxquelles nous ne pouvons échapper.


Martin Seligman a conduit cette expérience avec des chiens.

Il les a séparés en trois groupes. Le premier groupe était attaché avec un harnais et recevait un choc électrique. Il leur était aussi donné un levier qu’ils pouvaient presser pour arrêter le choc. Le deuxième groupe était placé dans des harnais identiques, avec le même levier et le même choc électrique, seulement le levier ne fonctionnait pas, rendant ces chiens impuissants pour arrêter le choc. Le troisième groupe de chiens étaient simplement attachés avec un harnais et ne recevaient pas de choc électrique.


Après coup, ces trois groupes ont été mis dans un nouveau dispositif : une grande caisse divisée par un petit muret au milieu. Une partie de la caisse produisait un choc électrique et l’autre pas.


Et là, quelque chose d’intéressant s’est produit. Les chiens qui avaient pu arrêter les chocs et ceux qui n’avaient pas reçu de choc du tout, ont rapidement appris à passer par-dessus le muret pour rejoindre le côté sans choc. Par contre, les chiens du 2e groupe qui avaient précédemment appris que rien ne pouvait arrêter les chocs, restaient passivement immobiles et gémissaient. Ces chiens ne se sont pas adaptés. Ils n’ont rien essayé pour éviter de recevoir les chocs. Ils ne savaient pas qu’ils avaient un autre choix que celui de recevoir un choc. Ils avaient appris l’impuissance.


Cela peut aussi nous arriver en tant qu’être humain.

Par exemple un enfant qui a des difficultés en math. Il essaie mais il n’arrive pas à s’améliorer, alors finalement il abandonne. Il croit qu’il est nul en math et que rien de ce qu’il fait ne peut avoir d’influence ou d’importance.


Cette impuissance apprise peut se traduire soit par un comportement qui n’essaie plus, qui a abandonné ou alors comme un comportement qui essaie de tout faire.

En effet, une personne qui essaie de tout faire ne pense pas avoir le choix de quelles opportunités, quelles tâches ou quels challenges elle doit prendre. Elle croit qu’elle doit tout faire.


C’est clairement difficile de choisir et coûteux en énergie on en a parlé tout à l’heure. Mais quand nous oublions notre capacité de choisir, nous apprenons l’impuissance.


Alors, sachons trier dans les différents choix

qui se présentent à nous ceux qui sont réellement importants, comme quelle formation choisir, avec qui se marier, et ceux qui sont moins importants, comme quelle tenue je vais porter ou quel yoghurt choisir.


Passons du temps sur les choix qui le nécessitent

et essayons de simplifier pour le reste : par exemple en choisissant une fois pour toutes, certains ont ainsi opté de porter toujours la même tenue pour ne pas dépenser d’énergie à ce choix-là, ou avec des automatismes, en choisissant la même marque de yoghurt.


Rappelons-nous notre capacité de choisir,

cette capacité qui ne peut pas nous être enlevée, mais que nous pouvons oublier.


Rappelons-nous que tout n’a pas la même importance,

seul un petit nombre de choses importent vraiment.


Rappelons-nous que nous pouvons faire ce que nous choisissons,

mais que nous ne pouvons pas tout faire.


Pensons Moins mais Mieux.


Voilà j’aimerais finir par vous encourager si dans certains aspects de votre vie vous avez l’impression que vous n’avez pas le choix, ou que vous le dites carrément, de vous demander :

et si je croyais que j’avais le choix, qu’est-ce que cela changerait ?

Et si vous butez toujours contre un mur, n’hésitez pas à venir m’en parler, un coaching peut vraiment vous aider.


 

*Les références de livres pour creuser plus loin : 

- Essentialism, en français L'essentialisme, de Greg McKeown

- Man's search of meaning de Viktor Frankl


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