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  • Rachel Hemes

2 Principes utiles pour moins se prendre la tête avec les autres

Dernière mise à jour : 10 juin




Aujourd'hui je vous partage 2 des accords toltèques qui m'ont aidée à vivre mes relations de façon beaucoup plus sereine, et en me prenant beaucoup moins la tête.


Les 4 accords toltèques ont été écrit par Don Miguel Ruiz dans le livre du même nom, il relève 4 principes à mettre en œuvre dans nos vies pour être plus libre.


Le premier : Que votre parole soit impeccable

Le 2e : Ne le prenez pas personnellement

Le 3e : Ne faites pas de suppositions

Et le 4e : Faites toujours de votre mieux


Aujourd’hui je cible le 2e et le 3e de ces accords, pour la raison que c’est ceux qui m’ont le plus impacté.



Ne le prenez pas personnellement


Selon Ruiz :

"Rien de ce que les autres font est à cause de vous, c’est à cause d’eux-mêmes."

Dans ma relation avec mes enfants, plusieurs fois cette phrase m’a aidée à ne pas « réagir », mais à instaurer un espace entre le stimulus (le comportement de mon enfant) et ma réponse. De prendre le temps de respirer, de réfléchir, pour pouvoir agir de façon consciemment choisie.


Attends, stop, ce que ma fille est en train de dire parle d’elle, pas de moi !

Même si elle est en train de me dire des mots pas sympathiques du tout - que je ne répèterai pas ici ;) - elle me parle de ce qui est à l’intérieur d’elle là… Qu’est-elle en train de raconter ?


C’est ainsi une attitude de curiosité qui peut prendre la place. Curiosité du monde de l’autre, de ce qu’il est en train de vivre et qu’il désire me communiquer.


Quand je me rappelle que c’est à propos d’elle, je suis capable de ne pas me sentir attaquée, et du coup j’arrive bien mieux choisir comment j’ai envie de répondre.

Je ne suis pas en train de vous dire que c’est facile !

C’est un entraînement quotidien et un idéal que d’arriver à ne jamais rien prendre contre soi.


Cependant c’est une clé pour nous permettre plus de paix dans nos relations.


Je ne suis pas responsable de ce que l’autre fait ou dit, par contre ce qui est sous mon contrôle c’est comment je filtre ce que je reçois et ce que j’en fais.


Est-ce que je passe mon temps à ruminer une critique, un jugement, un reproche en le prenant personnellement ?

Se rappeler « Ce qu’il vient de me dire est à propos de lui, pas à propos de moi » instaure une distance, on peut alors prendre notre position d’observatrice, trier, garder, transformer, jeter…


Voici une autre anecdote qui m'est arrivée :

Je venais d'écrire le texte de ce post et je rentrais chez moi lorsque quelqu'un essaie de me doubler : par deux fois il accélère puis freine brusquement très fort et très près de ma voiture. Impossible pour lui de me dépasser à cet endroit-là au milieu de contours et alors que des voitures arrivaient en face.


Mon cœur s’emballe, je suis stressée, son comportement me fait peur. Puis viennent les pensées : "C’est de ma faute, je roulais doucement, ce qui l'a poussé à essayer de me dépasser de manière dangereuse."


Ça m’a pris un moment pour me sortir de mon état de stress, puis j’ai rigolé en réalisant que je venais de passer du temps à écrire sur "Ne le prenez pas personnellement" et qu'est-ce que je venais de faire même pas 15 minutes plus tard ?

Tadaaaaaaam : le prendre personnellement !!!


Alors, j'ai ri et je me suis rappelée : « Son comportement était à propos de lui, pas à propos de moi ! ».

Encore une fois : "Rien de ce que les autres font est à cause de vous, c’est à cause d’eux-mêmes." Ainsi ne le prenez pas personnellement.


Et vous, comment ça vous parle cette phrase « Ne le prenez pas personnellement » ?

Est-ce que vous voyez là-dedans quelque chose qui pourrait vous aider ?



Ne faites pas de suppositions


Les suppositions sont un biais de notre cognition, selon Christophe Carré, auteur dans les sciences de la communication, il en existe 2 types :

  1. le prêt d’intention, par ex, quand je pense : « Elle fait exprès de me provoquer ! »

  2. la lecture de pensée, par ex. quand je dis : « Je sais bien ce que tu penses au fond de toi ! »


C’est normal que nous interprétions ce qui se passe autour de nous ainsi que le comportement des autres.
Le souci c’est lorsque nous confondons la vision que nous avons de la réalité et la réalité elle-même !

Ça rejoint ce concept de l’analyse transactionnelle « la carte n’est pas le territoire ! », elle n’est toujours qu’une carte qui rend compte de la réalité du terrain, mais elle n’est pas le terrain lui-même.


Ce qui est alors intéressant c’est de confronter nos suppositions avec la réalité.

Lorsque je pense quelque chose de l’autre, de son intention, est-ce que je le rumine en long et en large dans ma tête, en me faisant du mal, ou est-ce que je vais en parler avec cette personne pour vérifier si ce que je pense est effectivement vrai ?


Encore faut-il avoir le courage de le faire et d’une manière qui puisse être perçue positivement par l’autre personne, c'est vrai ! Quand cela se passe dans une relation que nous souhaitons profonde et intime, je pense que c’est un gain pour la relation d’en parler.

A vous de sentir et de doser selon la personne et la relation que vous entretenez avec.


Quand on frotte nos suppositions à la réalité, ça nous apprend qu’elles ne collent que rarement à elle…

On réalise alors que nos suppositions ne sont surtout que le reflet de nous-même, de notre estime, de notre état intérieur, de notre filtre personnel… et non pas de celui de l’autre !


Le fond des choses c’est que nous ne pouvons pas savoir ce qui se passe pour l’autre, ce qu’il pense, ce qu’il vit, à moins de le lui demander, de vérifier, d’écouter…

Quand je fais des suppositions je reste simplement dans ma tête et les chances qu'elles tombent justes sont relativement minces… Et même dans ce cas, une discussion vaut souvent bien mieux que de les garder pour soi.


Comme le dit Ruiz : « La manière de nous empêcher de faire des suppositions, c’est de poser des questions. Si vous ne comprenez pas, demandez. Ayez le courage de poser des questions jusqu’à ce que vous soyez le plus au clair possible. »


Ceci dit, personnellement je suis carrément une experte en suppositions ! ;)

J’ai passé passablement d’années à supposer, sans réaliser que c’était ensuite mes suppositions qui me jouaient des mauvais tours.


Depuis quelques années, j’apprends à désapprendre…


Ou du moins, la parade que j’ai trouvée c’est qu’au lieu d’avoir qu’une seule supposition qui interprète l’autre et ce qu'il s’est passé, j’essaie d’en découvrir plusieurs…

Pour me montrer, à chaque fois, qu’il peut y avoir plusieurs lectures d’une même situation, et que ma première supposition n’est pas nécessairement la bonne, voire qu'elle est même rarement la bonne !


Le fait même qu’il puisse y en avoir plusieurs, m’aide à mettre de la distance avec celle qui m’est venue spontanément. Et si c’est opportun : j’en parle à la personne concernée, je vérifie ce qu’il en est pour elle.


Ce qui m’a souvent aidée au début c’était d’en parler à une personne de confiance qui me suggérait une autre interprétation possible ; et puis petit à petit j’ai été capable de le faire par moi-même.


Je n’ai donc pas réussi à ne plus me faire de suppositions… Par contre j’essaie de ne pas oublier qu’elles sont des hypothèses, qu’elles ne sont pas la réalité, qu’elles ne sont pas l’autre !

Ça rejoint aussi le fameux « Travail » de Katie Byron, qui nous encourage à dérouler le fil de nos pensées, de nos jugements, de nos reproches, de nos suppositions envers autrui… Et qui nous donne tout un procédé pour les questionner, les retourner, et nous permettre de nous en libérer. Ça fera sûrement l’objet d’un prochain post :)



Pour vous permettre de passer à l’action

ce que je vous propose, c’est de vous observer :

  • Est-ce que je suis en train de prendre quelque chose personnellement ?

  • Et / ou est-ce que je suis en train de faire des suppositions sur l’autre ?

Vous prendre sur le fait, prendre conscience que vous le faites, c’est déjà le premier pas !


Ça ne fait pas de vous de mauvaises personnes - d’ailleurs je vous rassure tout de suite, on le fait tous ! - simplement, le remarquer c’est le premier pas indispensable pour nous permettre de dépasser ces réflexes automatiques et de ne pas y rester coincée.s.


Voilà, il ne me reste plus qu'à vous souhaiter une bonne observation de vous-même ! :)

Je me réjouis aussi de lire vos retours, si vous le souhaitez, par des commentaires ou en me contactant et je vous retrouve tout bientôt.


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